Saint-Michel

(biscuiterie, France)

 

Cette biscuiterie fut créée en 1905 par un pâtissier réputé, Joseph Grellier,  à Saint-Michel Chef-Chef (Loire-Atlantique), près de l’estuaire de la Loire, sur la côte Atlantique — sa femme, Constance, aurait eu l’idée de vendre des galettes, rondes et fondantes, aux Parisiennes en villégiature sur la Côte de Jade. La Société des Biscuits Saint-Michel démarra véritablement son activité au lendemain de la Grande Guerre. Son expansion fut considérable dans les années 1970-1980. Certes, les galettes Saint-Michel, au beurre, constituent son produit phare. Mais elle s’est aussi imposée par le Sablé de Retz, biscuit sec en pâte sablée parfumée à la noix de coco, créé en 1920, ainsi que par ses gaufrettes sèches (Malices, Éventail d’Or, Cigarettes) et ses crêpes dentelles (Bréhanes), lancées à partir de 1930. Elle racheta en 1986 la société Grojean, spécialiste des madeleines de Commercy depuis 1928, avec ses trois variétés artisanales (Royale, Duchesse, Princesse). Mais, en 1995, elle fut elle-même reprise par la firme allemande Bahlsen.

Carton lithographié,  

Jean-Adrien Mercier (1899-1995)

d'après Pierre Roy. 24 x 30 cm.

Affiche, vers 1960, imprimerie

BEUCHET & VANDEN BEUGGE- Nantes. Paris.

Jorj Morin, années 1950.

Boîte en forme de Paquebot éditée en 1935 pour le lancement

du Normandie par la Compagnie Générale Transatlantique,

imp. Hirschfeld Frères, Strasbourg, L : 56cm.

Bamboula

 

Ce biscuit cacaoté pour enfants fut  lancé en 1985, enrichi de pépites de chocolat en 1992 et escorté à partir de 1994 de sa réplique miniature, Mini Bamboula. Son emblème était un petit personnage africain, vêtu de léopard, conçu par Mallock. Sa popularité fut immense auprès des enfants. En 1994, le Safari Parc, créé deux ans plus tôt à Port-Saint-Père, près de Nantes, fut rebaptisé « Village de Bamboula », avec la sponsorisation de la biscuiterie, et un village d’Afrique y fut reconstitué, tel qu’en Côte d’Ivoire, avec des figurants d’origine africaine habillés en tenue traditionnelle. Cette initiative « folklorique » fit tant polémique qu’en 1994, ce village ivoirien ferma ses portes — le parc fut alors rebaptisé « Planète Sauvage ». Et la production des biscuits fut interrompue… L’appellation, se référant à la couleur du biscuit, fut jugée inacceptable au regard du sens du terme « bamboula » qualifiant péjorativement une personne d’origine africaine*. Il fallut attendre 2009 pour voir resurgir les biscuits sous la dénomination Sablés de Retz au chocolat.

Ce mot désigne, en premier lieu, une sorte de tambour africain ou une danse syncopée accompagnant cet instrument.

Avec sa mascotte Bamboula, ce biscuit fit l’objet de plusieurs actions promotionnelles axées sur les collections à la mode (pin’s, aimants, bandes dessinées, tire-lire, figurines, magnets, etc.), sans oublier un 45 tours « Bamboula et Compagnie », ni un serveur minitel « 36 15 Bamboula » (ouvert en 1989), ni même un magazine « Bamboula ».

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